Savoirs oubliés


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La semaine dernière, en feuilletant un vieux magazine dans la salle d’attente de mon médecin, je suis tombé sur un article qui s’intitulait ”Conserver les aliments sans énergie électrique” . Il passait en revue différents procédés faciles à mettre en œuvre pour conserver les fruits, les légumes, ainsi que la viande sans le concours d’appareils modernes. Je me rappelle après avoir fini la lecture de cet article, avoir eu la réflexion suivante : pourquoi avons-nous cessé définitivement d’utiliser des techniques dont l’efficacité et la simplicité n’étaient plus à démontrer ? Savoir conserver de la nourriture pour passer l’hiver. Voilà une vraie compétence de survie que pratiquaient encore nos grands-parents, et que les générations suivantes ont troqué contre des réfrigérateurs grandes capacités d’un blanc immaculé.

Seulement voilà, cette dépendance à la technologie a de nombreux inconvénients : elle est coûteuse tant pour nous que pour la planète, mais plus important encore, elle nous prive de notre capacité à s’adapter.

Il n’y a encore pas si longtemps, dans nos campagnes, chacun savait conserver de manière artisanale la nourriture pour passer les hivers longs et rigoureux. Les gens se reposaient sur leur savoir-faire et leur expérience pour subsister. De nos jours, que survienne une panne électrique suffisamment importante pour paralyser le pays pendant plusieurs jours, et nous voilà en train de nous ruer dans les supermarchés, tels des animaux aux abois, pour acheter, avant le voisin, les aliments de base nécessaires à notre survie.

Cultiver nos aliments, se procurer de la nourriture par la chasse ou la cueillette, conserver les légumes, les fruits, ou la viande, faire des vêtements, fabriquer des outils, démarrer un feu sans allumettes, autant de connaissances élémentaires que l’on a occulté de notre mémoire collective,  et qui pourtant pourrait nous rendre notre faculté à répondre et à s’adapter à l’imprévisible.

Nous savons travailler de plus en plus vite, lire des centaines d’informations à la minute, parler à des gens en direct qui se trouvent à l’autre bout de la terre, mais nous ne saurions pas prendre soin de nous ou de notre famille si demain le système venait à s’effondrer. Souvent la gaucherie de nos anciens lorsqu’ils manipulent un ordinateur nous fait sourire, pourtant ils détiennent ce que nous avons préféré brader contre une tablette tactile, ou un téléphone cellulaire dernier cri : les savoirs qui permettent de se débrouiller avec peu de choses.

Vous aussi, apprenez ces savoirs oubliés. Cherchez autant de sources d’information que possible, formez-vous en suivant des stages, essayez des choses, pratiquez, afin que le moment venu vous soyez en mesure de vous en sortir uniquement grâce à vos compétences, sans dépendre systématiquement de la technologie moderne. Car votre savoir est la seule chose qui vous restera quand la batterie de votre téléphone aura rendu l’âme, le réservoir de votre voiture sera à sec, ou le cœur de la centrale nucléaire du coin aura cessé de battre et n’alimentera plus le réseau électrique de votre chaumière.


Commentaire

Savoirs oubliés — Un commentaire

  1. Bonjour à tous,je suis contant de voir des personnes,qui lisent des articles et qui nous font prendre conscience que beaucoup de choses qui pourrait s’arrêter et déclencher un mécanisme de non retour. Les films catastrophes devraient nous faire réfléchir. Je me souviens du film « la tour infernal » et quelques années après la sortie de ce film,une tour aux États-Unis qui était dans le même scénario. Il ne faut jamais oublier ce que nos ancêtres nous ont transmis,car,un jour ou l’autre, nous devrions revenir aux choses oubliée. Il faut reprendre contacte avec la nature au plus vite car c’est elle qui nous fait vraiment vivre. Les personnes qui sont le plus dans le vrai c’est les peuples qui vivent avec la nature. Et je vais finir pour vous dire que c’est l’homme moderne qui se détruit. Il faut regarder le film Mad Max. Il vous dit tout. Vivez en paix avec vous même et les autres et surtout la nature. Et remercier tout les jours de son existante qui nous fait vivre et que le soleil se lève tout les jours, car, sans lui nous existerait pas. Merci pour notre survie.
    Le loup des montagne ou LOTUS

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