Faire du feu avec de l’air

Le briquet pneumatique est un objet pour le moins insolite, puisqu’il permet d’allumer un feu en n’utilisant rien d’autre que de l’air comprimé. Il se compose d’un piston et d’un cylindre creux faisant office de chambre de compression.

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Il fonctionne sur le même principe que le moteur diesel. Lorsque l’on comprime un gaz violemment, sa température augmente suffisamment pour provoquer la combustion d’une matière inflammable. L’avantage de ce mode d’allumage est qu’il permet de générer une braise même par des conditions climatiques difficiles. Le briquet pneumatique fonctionne même après une immersion complète dans l’eau. C’est pourquoi il est judicieux de l’intégrer dans votre équipement de base.

Les substances inflammables adaptées à ce mode d’allumage sont l’amadouvier (Fomes fomentarius), le polypore oblique (Inonotus obliquus), et le charbon d’étoupe (char cloth).

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L’introduction de l’initiateur (du char cloth sur la photo) dans la cavité située à la base du piston ne présente pas de difficultés particulières. Il faut juste ne pas trop le tasser, tout en veillant, quand même, à bien l’ajuster au diamètre de la cupule, pour ne pas qu’il s’en déloge.

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La seconde étape consiste à enduire le joint torique d’un corps gras quelconque (vaseline, saindoux, etc.). Cette action évite d’endommager le joint en minimisant les forces de frottement.

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On enfonce le piston dans le cylindre jusqu’à ce que l’on sente une légère résistance due à l’effet de compression. A partir de là, tout va se jouer sur la synchronisation de deux actions qui doivent être très brèves dans le temps pour que le processus fonctionne : la descente et la remontée du piston. Il faut frapper d’un coup sec la tête du piston. Plus la compression de l’air sera brusque, plus l’amadou a de chance d’atteindre le point d’ignition. Dans un même geste, il faut retirer le piston rapidement pour que la combustion s’entretienne avec l’oxygène de l’air extérieur.

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Si l’action s’est déroulée sans anicroches (l’amadou qui reste au fond du tube, le joint qui se délite) et que l’on obtient une braise, il ne reste plus qu’à la sortir délicatement, la placer dans un nid d’herbes sèches et à souffler tranquillement.

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